Le 28 novembre dernier, j’ai assisté avec grand plaisir en compagnie de quelques quatre-vingts personnes à la projection du documentaire Mirages d’un Eldorado, qui raconte les agissements de la Barrick Gold. Ce film, présenté par l’Association Hispanophone de Laval en présence du réalisateur Martin Frigon, traite du projet d’exploitation de la plus grande mine d’or au monde par la très controversée compagnie minière canadienne. La mine se situe dans le Nord du Chile, au sommet de la Cordillère des Andes, dans un lieu nommé Pascua Lama, à la frontière du Chili et de l’Argentine.
C’est l’investissement minier canadien le plus important au Chili, et il se chiffre à plus de deux milliards de dollars. Ce projet a suscité une énorme controverse dans ce pays. Le documentaire fait état de la forte opposition des indigènes et des agriculteurs à ce projet car ils sont très affectés par les conséquences de l’exploitation minière. En effet, l’entreprise a déjà commencé à détruire les glaciers et à contaminer l’eau qui, s’écoulant dans la vallée Huasco, sert à l’irrigation des terres agricoles.
D’autre part, l’entreprise prétend qu’elle créera un grand nombre d’emplois, ce qui est plutôt douteux, car à l’heure actuelle, l’exploitation est très mécanisée y ne nécessite que peu de main d’œuvre. Pour sa part, le gouvernement chilien a été plutôt accommodant en obligeant la minière à ne respecter que les standards minimaux sur l’environnement et les normes de travail et de syndicalisation. Cette compagnie est reconnue pour ses antécédents désastreux en Afrique, où elle exploite d’autres mines. Elle a même interdit au réalisateur de se rendre à la mine pour y filmer son documentaire.
Au cours de cette activité de l’Association Hispanophone de Laval, nous avons signé des cartes destinées au premier ministre du Canada, lui demandant de forcer les entreprises minières canadiennes à remplir de façon juste leurs responsabilités sociales dans les pays en voie de développement. Cette pétition est lancée par Développement et Paix, une organisation catholique canadienne qui vient en aide aux pays pauvres. La missive ajoute que l’eau, les forêts et les terres agricoles sont, soit contaminées, soit détruites, par les activités de compagnies minières canadiennes comme la Barrick Gold. Les signataires sollicitent du gouvernement fédéral qu’il crée les mécanismes légaux nécessaires pour intenter des poursuites au Canada contre ces compagnies qui commettent des actes illégaux à l’étranger. La discussion qui a suivi la projection du documentaire fut très intéressante.
Pendant cette assemblée, nous avons aussi demandé l’appui financier des assistants pour la construction d’un monument à Salvador Allende dans le parc Jean-Drapeau à Montréal. Il convient de rappeler que ce président chilien a nationalisé les mines de cuivre qui avaient appartenu aux multinationales étatsuniennes Kennecott et Anaconda. Grâce à une demande de l’Association Hispanophone de Laval, à laquelle je me suis associé, il y a actuellement une rue à Laval qui porte le nom de Salvador Allende.
ACTION DIGNE D’ELOGE DE L’ASSOCIATION HISPANOPHONE DE LAVAL.
À cette occasion, j’ai eu la possibilité de féliciter les dirigeants de la AHL pour le travail exceptionnel qu’ils réalisent. J’ai appuyé cette association, dont je suis membre, dès sa fondation en 1994. J’étais député fédéral à cette époque et j’ai eu l’occasion de participer à des activités variées. Son principal et plus noble objectif est de faciliter l’intégration des hispanophones à la société québécoise.
La AHL est un de rares organismes à l’intérieur desquels participent, cohabitent et travaillent ensemble hispanophones et francophones. La symbiose se fait d’une manière formidable, tant au sein du conseil d’administration que dans chacune des activités qu’il réalise. C’est un exemple pour les autres associations latino-américaines qui, à mon avis, devraient s’ouvrir davantage à nos concitoyens nés ici.
La AHL organise des cours d’espagnol, des échanges linguistiques entre des personnes qui parlent espagnol et français, des pique-niques, des cours de danse et de peinture. Elle organise aussi ses traditionnels festivals folkloriques latino-américains qui ont lieu en août de chaque année – auxquels je ne manque pas d’aller – et auxquels assistent des officiels et des centaines de personnes dans le très beau Centre de la Nature de Laval.
En somme, la AHL a réussi, avec un grand succès, à unir deux cultures latines, la québécoise et la latino-américaine. Félicitations à tout le conseil d’administration, particulièrement à notre ami et président Jaime Pinto et la secrétaire efficace Diane Thériault. Vraiment la AHL forme ‘’ une grande famille de Latins du nord et du sud’’
Osvaldo Nuñez,
Ex-député fédéral (1993-97)
osvaldonunez@sympatico.ca
Montréal, décembre 2008
Traduction Diane Thériault
C’est l’investissement minier canadien le plus important au Chili, et il se chiffre à plus de deux milliards de dollars. Ce projet a suscité une énorme controverse dans ce pays. Le documentaire fait état de la forte opposition des indigènes et des agriculteurs à ce projet car ils sont très affectés par les conséquences de l’exploitation minière. En effet, l’entreprise a déjà commencé à détruire les glaciers et à contaminer l’eau qui, s’écoulant dans la vallée Huasco, sert à l’irrigation des terres agricoles.
D’autre part, l’entreprise prétend qu’elle créera un grand nombre d’emplois, ce qui est plutôt douteux, car à l’heure actuelle, l’exploitation est très mécanisée y ne nécessite que peu de main d’œuvre. Pour sa part, le gouvernement chilien a été plutôt accommodant en obligeant la minière à ne respecter que les standards minimaux sur l’environnement et les normes de travail et de syndicalisation. Cette compagnie est reconnue pour ses antécédents désastreux en Afrique, où elle exploite d’autres mines. Elle a même interdit au réalisateur de se rendre à la mine pour y filmer son documentaire.
Au cours de cette activité de l’Association Hispanophone de Laval, nous avons signé des cartes destinées au premier ministre du Canada, lui demandant de forcer les entreprises minières canadiennes à remplir de façon juste leurs responsabilités sociales dans les pays en voie de développement. Cette pétition est lancée par Développement et Paix, une organisation catholique canadienne qui vient en aide aux pays pauvres. La missive ajoute que l’eau, les forêts et les terres agricoles sont, soit contaminées, soit détruites, par les activités de compagnies minières canadiennes comme la Barrick Gold. Les signataires sollicitent du gouvernement fédéral qu’il crée les mécanismes légaux nécessaires pour intenter des poursuites au Canada contre ces compagnies qui commettent des actes illégaux à l’étranger. La discussion qui a suivi la projection du documentaire fut très intéressante.
Pendant cette assemblée, nous avons aussi demandé l’appui financier des assistants pour la construction d’un monument à Salvador Allende dans le parc Jean-Drapeau à Montréal. Il convient de rappeler que ce président chilien a nationalisé les mines de cuivre qui avaient appartenu aux multinationales étatsuniennes Kennecott et Anaconda. Grâce à une demande de l’Association Hispanophone de Laval, à laquelle je me suis associé, il y a actuellement une rue à Laval qui porte le nom de Salvador Allende.
ACTION DIGNE D’ELOGE DE L’ASSOCIATION HISPANOPHONE DE LAVAL.
À cette occasion, j’ai eu la possibilité de féliciter les dirigeants de la AHL pour le travail exceptionnel qu’ils réalisent. J’ai appuyé cette association, dont je suis membre, dès sa fondation en 1994. J’étais député fédéral à cette époque et j’ai eu l’occasion de participer à des activités variées. Son principal et plus noble objectif est de faciliter l’intégration des hispanophones à la société québécoise.
La AHL est un de rares organismes à l’intérieur desquels participent, cohabitent et travaillent ensemble hispanophones et francophones. La symbiose se fait d’une manière formidable, tant au sein du conseil d’administration que dans chacune des activités qu’il réalise. C’est un exemple pour les autres associations latino-américaines qui, à mon avis, devraient s’ouvrir davantage à nos concitoyens nés ici.
La AHL organise des cours d’espagnol, des échanges linguistiques entre des personnes qui parlent espagnol et français, des pique-niques, des cours de danse et de peinture. Elle organise aussi ses traditionnels festivals folkloriques latino-américains qui ont lieu en août de chaque année – auxquels je ne manque pas d’aller – et auxquels assistent des officiels et des centaines de personnes dans le très beau Centre de la Nature de Laval.
En somme, la AHL a réussi, avec un grand succès, à unir deux cultures latines, la québécoise et la latino-américaine. Félicitations à tout le conseil d’administration, particulièrement à notre ami et président Jaime Pinto et la secrétaire efficace Diane Thériault. Vraiment la AHL forme ‘’ une grande famille de Latins du nord et du sud’’
Osvaldo Nuñez,
Ex-député fédéral (1993-97)
osvaldonunez@sympatico.ca
Montréal, décembre 2008
Traduction Diane Thériault
